Les Huit Lunes (2011)

La nuit portait un manteau jaune
Inaugurait le crépuscule
De l’été, l’aube de l’automne
Par l’aura de sa péninsule.

Les ruelles sont baignées d’or
Et de lumi-naissantes brumes
De matin, angles et rebords
A la lumière qui fume

Glissent floues et troublent leurs corps
Fluides matières dans l’écume
Soupirent, perdues entre aurore
Et nuit bleue nuit qui se consument.

Dans son bleu profond qui résonne
Les vapeurs-poussières s’émulent
Formes planent se désarçonnent
Dans l’aura de ce crépuscule.

Et dans le ciel dansent huit lunes
Toutes baignées de leurs halos
Blanc astral, comme au sein de dunes
Se meuvent des ombres très pâles

Lumières dans la voûte brune
Etoiles des célestes flots
Parsemées. Quelques reflets
Hâlent dans l’élan de leurs voiles

Comme l’avaient prédit les runes.
Clarté au chaos l’air à l’eau
S’emmêlent, la nature l’Une
Désinhibe villes et vals.

Bleu blanc rose, orange jaune
Fumées poussières vapeurs bulles
Dansent dansent, mandalas cônes
Métamorphoses légers tulles.

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